Publié le 9 septembre 2019

Plein de stats sur l’email marketing

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Cet article n’invente rien, n’explique rien et ne prend aucune position: il rassemble ! En l'occurrence, il rassemble des stats que je trouve utiles et qui parlent d’email marketing au sens large (voire d’email tout court). Comme un grand répertoire dans lequel je reviens piocher de temps en temps… et qui pourrait vous intéresser aussi.

J’ai classé ces stats par thème. J’ai aussi fait un énorme tri parmi toutes les stats qui paraissent sur le sujet, pour ne garder que celles qui me semblent les plus pertinentes.

Si vous voyez passer de nouvelles stats utiles sur le sujet, n’hésitez pas à les ajouter en commentaire 🙂

Dernière mise à jour : janvier 2020

Email marketing et €€€

L’email marketing offre un ROI de 3200%. Soit 32€ rapportés pour 1€ investi. La même étude avançait un ROI de 3000% en 2016, d’autres études parlent d’un ROI de 3800%.

(Source #1, 2018. Source #2, 2018)

En comparaison, Google estime que le ROI moyen de ses Google Ads est de 100%, soit 2€ rapportés pour 1€ investi.

(Source #1 et Source #2, 2018)

Une autre étude montre que le ROI médian de l’email est cinq à six fois supérieur à celui des autres canaux marketing (médias sociaux, publipostage, search ads, display ads).

(Source, 2016)

Le trafic provenant des emails convertit en moyenne à 3,2%, contre 1,95% pour le trafic provenant des moteurs de recherche, et 0,7% pour celui provenant des médias sociaux.

(Source, 2013)

22% des organisations parviennent à calculer la valeur d’une adresse email (sa lifetime value).
Les organisations opérant en B2C uniquement estiment la valeur d’une adresse email à environ £31,4, alors que celles opérant en B2B l’estiment à environ £26,7. Cependant, les variations sont assez importantes selon les secteurs d’activité.

(Source, 2018)

Email vs Médias sociaux

Plutôt que sélectionner quelques stats, je reprends ici une image de Optinmonster qui résume bien la situation :

Notons qu’en plus de présenter de meilleures performances, l’email marketing a un énorme avantage : c’est un vrai actif pour une entreprise, sa base d’adresse emails lui appartient.

Contrairement aux médias sociaux, où les fans ou followers d’une organisation appartiennent à la plateforme, qui peut décider du jour au lendemain de changer les règles du jeu (réduire la portée des publication) voire fermer des comptes.

Enfin, les médias sociaux connaissent aujourd’hui une crise de confiance. En 2018, 40% des français ont dit avoir supprimé au moins un de leurs comptes « médias sociaux » au cours de l’année précédente, parce qu’ils ne faisaient plus confiance à la plateforme pour traiter leurs informations personnelles correctement. Cette proportion est encore plus forte chez les jeunes générations.

(Source, 2018)

Habitudes de consommation de l’email

83% des internautes continuent d’utiliser leur toute première adresse email comme adresse principale — salut, krenouix92@aol.com. Ça me parait énorme !

(Source, 2017)

49% des américains aimeraient recevoir des emails promotionnels de leurs marques favorites (en retail) chaque semaine ! Enorme proportion, que j’aimerais beaucoup comparer à l’Europe…

(Source, 2017)

57% des internautes donnent une fausse adresse email lorsqu’ils arrivent sur un site leur demandant un email pour pouvoir continuer.

(Source, 2016)

34% des utilisateurs de Gmail ont activé un ou plusieurs “onglets” de classification (Promotions, Notifications, etc…).

Sur l’ensemble des emails reçus par les utilisateurs de Gmail, 2,41% seulement ne sont pas classifiés comme faisant partie d’une des 4 catégories (68,4% des emails entrants sont classifiés dans les promotions).

(Source, 2017)

59% des consommateurs laissent un email non-lu s’ils prévoient de le lire plus tard.

(Source, 2017)

Lorsqu’ils s’inscrivent sur une app mobile, 83% des consommateurs utilisent leur adresse email plutôt qu’un de leurs comptes de médias sociaux (Facebook, Google, Twitter…).

(Source, 2017)

Taux d'ouverture et de clic

En France, d’après GetResponse (2019), le taux d’ouverture moyen serait de 36,25% tandis que le taux de clics serait de 5,22%. Des stats étonnement élevées, notamment en comparaison avec la moyenne européenne, toujours données par le même rapport : 26,84% et 4,35%.
Ces chiffres varient toujours selon les sources, de Mailchimp (2019) à Acoustic (2019) en passant par Campaign Monitor (2019) qui se montre plus conservateur.
Lorsqu’on me pose la question, je réponds que d’une manière générale, le taux d’ouverture moyen d’une campagne se situe entre 20% et 25%. Quant au taux de clic, disons entre 2% et 4%, là encore avec de grandes variations.

Le taux d’ouverture moyen varie grandement selon la taille de la liste : 28% pour une liste de 1000 à 2500 destinataires, moitié moins pour une liste de 50000+ destinataires.

(Source, 2019)

⚠️ En janvier 2020, la firme Verizon (qui contrôle les email clients AOL et Yahoo Mail) a mené des tests sur les taux d’ouverture, en comparant le taux d’ouverture réel dans ses email clients avec le taux d’ouverture affiché par les ESPs. Résultat : les taux affichés par les ESPs sont jusqu’à trois fois plus importants que les taux d’ouverture réel !

(Source, 2020)

Les taux d’ouverture et de clic sont beaucoup plus importants (en e-commerce du moins) lors d’envois à une liste hautement segmentée par rapport à une liste non-segmentée : 16,17% vs 9,95% pour l’ouverture, 1,99% vs 0,92% pour le clic.
C’est encore plus impressionnant pour le CA généré : les campagnes hautement segmentées génèrent trois fois plus de revenu par destinataire ($0,19) que les campagnes non-segmentées ($0,06).
Enfin, le taux de désinscription est deux fois plus élevé pour les campagnes non-segmentées par rapports aux campagnes hautement segmentées.

(Source, 2017)

En moyenne, 13% des emails partent directement dans les spams !

(Source, 2017)

Optimisation

Le nom d’expéditeur est le facteur le plus déterminant lorsqu’il s’agit de décider d’ouvrir un email (pour 42% des destinataires) suivi de la ligne d’objet (34%).

(Source, 2016)

Entre 4% et 7% seulement des emails ont un emoji dans l’objet !

Vraiment étonné par cette stat, j’aurais parié sur beaucoup plus (je suis probablement dans la cible qui en reçoit davantage). Sachant que ces emails ont un taux d’ouverture de 3 points plus élevé (25% vs 22% sans emoji dans l’objet), ça vaut le coup d’en mettre de temps en temps — sans en abuser 😉

(Source #1 et Source #2, 2019)

Dans la même lignée, seulement 11% des emails ont un pre-header renseigné. Pourtant, leur taux d’ouverture dépasse de 6 points celui des emails sans pre-header ! Il est temps de s’y mettre les amis !

(Source, 2019)

Moment d’envoi

Je n’aime pas donner de stats au sujet de l’heure ou du jour d’envoi d’un email, car la variable principale est l’audience qui recevra cet email. En gros, ça dépend ! Mais pour les gourmands, voici quelques éléments. Le début du mois semble être une meilleure période pour envoyer des newsletters promotionnelles (B2C). Le milieu de semaine (mardi, mercredi, jeudi) ressortent généralement comme étant les jours les plus favorables. Enfin, le milieu de journée semble être le moment à privilégier, bien que certaines sources parlent du début de matinée et de la fin d’après-midi.

(Source #1, 2017 et Source #2, 2019)

20% à 24% des emails sont ouverts dans l’heure suivant la réception. Ce pourcentage monte à 40% quatre heures après la réception, et à 75% après une journée entière.

(Source #1, 2012 et Source #2, 2019)

Email clients et mobile

45,4% des emails sont ouverts sur Gmail (webmail et app mobile) ou sur l’application Mail de l’iPhone. Sur la troisième marche du podium, Outlook (desktop, webmail et app) n’obtient que 11,4% de parts de marché — bien loin des leaders mais en amélioration.

(Source, 2019)

41,9% des emails sont ouverts sur mobile.

(Source, 2019)

71,6% des destinataires supprimeront un email qui s’affiche mal sur mobile, alors que 10% feront l’effort de le lire quand même.

(Source #1 et Source #2, 2016)

E-commerce

L’abandon de panier est un énorme manque à gagner pour les sites e-commerce. Le taux moyen d’abandon de panier varie d’une étude à l’autre, mais on peut l’estimer à environ 70%.
Ça signifie, à la louche, que sur 4 visiteurs qui créent un panier sur un site e-commerce, trois vont l’abandonner et un seul va passer une commande !

(Source #1, 2017 et Source #1, 2019)

Le taux d’ouverture des emails d’abandon de panier s’élève à 41,2%, le taux de clic à 9,5%. Beaucoup plus élevé que les taux moyens en email marketing.

Et pourtant, ces stats sont une moyenne des taux observés sur les campagnes automatisées d’abandon de panier ; or certaines campagnes comportent 2, 3 et jusqu’à 7 emails de relance.

Dans ce cas, les taux baissent logiquement à chaque nouvel email. Mais si on regarde uniquement le premier email, envoyé quelques heures après l’abandon, son taux d’ouverture s’élève à 63% et son taux de clic à 13,6% !

(Source, 2019)

Pourtant, en 2016, moins d’un tiers des principaux sites e-commerce américains envoyaient des emails de récupération de panier.
Le chiffre a certainement augmenté depuis, mais il est probable qu’une grosse part des sites e-commerce français reste encore dépourvue de cette tactique aujourd’hui.

(Source, 2016)

Vie privée

Lorsqu’ils souhaitent se désinscrire, 17% des utilisateurs s’attendent à accéder à un centre de préférences, et 9% à répondre à une courte enquête — pourtant, seulement 7% et 2% des organisations offrent ces options.

(Source, 2018)

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